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INSTITUTIONNELLES - Proposition N°2

 Droit Universel De Création Monétaire

Aujourd’hui des pans entier de population n’ont plus accès à l’élémentaire parce qu’elle n’ont plus accès à l’argent. Pourquoi ?

Si comme la grande majorité des gens vous dites : « moi, je ne comprend rien aux problèmes monétaires » le stratagème machiavélique de l’établissement financier et économique a réussi à maintenir un voile sur nos yeux grâce à une théorie complexe, truffée de concepts erronés, et interdisant toute interprétation réelle des problèmes monétaires et économiques.

En réalité ce sont les peuples qui produisent tous les biens et services mis sur le marché, or sans ces biens et services la monnaie n’aurait aucune raison d’être, donc aucune valeur. Ce sont donc les peuples qui font la valeur de la monnaie. Celle-ci n’apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services elle est création de l’homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc aux peuples puisqu’ils en font la valeur.

Pourtant ce droit de création monétaire a été retiré aux peuples pour être confié aux banques auprès desquelles ils doivent s’endetter pour disposer de la monnaie nécessaire à l’échange de leur propre travail et production. Ainsi l’humanité est assise sur une montagne de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques : diminution générale du pouvoir d’achat, extension de la pauvreté, et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre.

Combien de temps encore pouvons-nous garder ce voile en acceptant de produire toutes les richesses sauf la monnaie indispensable à l’échange de ces mêmes richesses. De grands économistes tels que Irving Fisher aux Etats-Unis ? et Maurice Allais (prix Nobel d’économie) en France nous incitent déjà à la prise de conscience. Il n’est pas trop tard pour agir mais il y a urgence.

Redonnons du sens à notre société, en recréant un véritable système économique basé sur la transparence et le partage.

Comment ?

Il nous apparaît être indispensable de commencer par définir les fondements juridiques et universels qui peuvent servir de base à un système financier et économique digne de notre conception de l’homme et de ses droits fondamentaux. Nous proposons donc d’ajouter à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme une section traitant des droits fondamentaux en ce qui concerne le système monétaire et économique. Ce qui suit et une proposition qui doit servir de base de travail à l’élaboration d’une charte définitive.

Préambule

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée en 1948 par les Nations Unies spécifie que :

* Article 2 : Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3 :
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4 :
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 17 :
-  Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
-  Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 23 :
-  Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
-  Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal
-  Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
-  Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 25 :
-  Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
-  La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Le système monétaire actuel

Le système monétaire actuel est :

-  Un monopole privé géré par des intérêts privés et sans représentation des interêts du Peuple. Les citoyens n’ont ni contrôle ni pouvoir de décision sur l’émission de la monnaie et sur ses règles de circulation, la transparence est inexistente ou illusoire.

Cet état de fait ce traduit par des monnaies :

-  Payantes : la création monétaire se fait par création de crédits dont la seule contrepartie est une simple ligne d’écriture. Malgré cette création ex nihilo, tout crédit fait l’objet d’un taux d’usure (intérêt). Ce taux d’usure ou d’intérêt est la cause principale de l’inflation et le coût de l’argent représente une part majoritaire du prix des choses.

-  Soutenant un esprit de compétition : l’argent nécessaire au remboursement de l’intérêt n’est pas crée lors de la création de crédit. Par conséquent les acteurs économiques sont en compétition pour obtenir l’argent nécessaire au remboursement de l’intérêt. Cet impératif est en grande partie responsable de la course folle au profit.

-  Instables : l’intérêt est une courbe exponentielle, ce qui veut dire que son montant peut rapidement dépasser la masse monétaire totale en circulation. Pour cette raison, les systèmes monétaires actuels n’ont pas d’autre alternative que l’effondrement, lorsque la masse monétaire initialement dédiée aux transactions est dépassée par la masse monétaire de remboursement d’intérêt.

En conséquence, le Peuple déclare que :

Le système monétaire en cours, pour les raisons listées plus haut, ne respecte pas les Droits de l’Homme, en particulier les articles 2, 3, 17 et 25. Il génère des inégalités, des ségrégations, des formes masquées d’esclavage et empêche l’accès aux droits fondamentaux des personnes (santé, alimentation, éducation, habitation, sûreté, travail...).

En conséquence, le Peuple déclare que :

-  Le système monétaire est un bien commun. L’ accès et l’utilisation du système monétaire est un droit inaliénable et gratuit.
-  Tout groupe de personnes a le droit de créer et choisir ses propres outils monétaires. C’est une principe de souveraineté, d’égalité, et d’autodétermination de tout groupe de personnes.
-  Toute monnaie est un bien commun du groupe de personne ayant décidé de sa création et utilisation.
-  La gestion du système monétaire et des monnaies est un processus démocratique et transparent.
-  Le système monétaire et économique ont pour finalité première et prioritaire la satisfaction des besoins et droits fondamentaux décrits dans la Charte des Droits de l’Homme, en particulier en ce qui concerne les droits à l’alimentation, le logement, la santé, l’éducation, et au travail.
-  Les ressources naturelles sont un bien commun. L’accès et l’utilisation des ressources font l’objet d’un partage et non d’une appropriation exclusive.

Cette proposition a été déposée lors des forums du HABITAJAM par François Rey et Marc Boucher de Lignon le 4 décembre 2005 et le 11 mars 2006 sur http://transversel.apinc.org/spip/article.php3?id_article=412

Cette proposition a induit une réponse très intéressante de James Robertson et du Dr Joseph Huber que nous avons classé en " Proposition N°3 "


Date de création : 22/03/2007 @ 14:45
Dernière modification : 22/03/2007 @ 14:46
Catégorie : INSTITUTIONNELLES
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