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INFORMATIONS GÉNÉRALES - Les agrégats monétaires

Les agrégats monétaires

Merci à Jean Jégu pour cette synthèse

Parlons ici de ce qui peut être considéré  – à juste titre - comme une source de confusion : l’utilisation des agrégats dans les discussions relatives à la masse monétaire.

Je crois tenir le nom de celui qui a inventé ces “définitions cauchemardesques”. Voici un texte issu d’une publication de la banque du Canada : “Les agrégats monétaires et la politique monétaire “ de Apostolos Serleti et Terence E. Molik en 1999. (disponible sur le Net ; deuxième occurence du mot origine).

À l’origine, les banques centrales définissaient la monnaie comme l’ensemble des avoirs financiers servant de moyens d’échange, c’est-à-dire la monnaie métallique et les billets de banque ainsi que les dépôts à vue. Elles ont donc commencé à publier des statistiques sur deux types de moyen d’échange : i) la monnaie hors banques; ii) les dépôts à vue tenus dans les banques. La somme de ces deux catégories d’avoirs a par la suite été appelée M1.

Friedman (1956 et 1959), Friedman et Meiselman (1963) ainsi que Friedman et Schwartz (1969 et 1970) ont proposé d’élargir la définition de la monnaie pour y faire entrer les dépôts à terme et les comptes d’épargne. Cette définition élargie de la monnaie visait à tenir compte de son rôle de« réserve de valeur ». Le principal argument de Friedman était que la monnaie servait de « réceptacle » temporaire du pouvoir d’achat, faisant ainsi la soudure entre les achats et les paiements.

Le coupable serait donc Milton Friedman lui-même, chef de file de l’école de Chicago, grande figure du monde universitaire américain et militant du capitalisme et du marché. Il va falloir du courage pour assumer.

Alors assumons.
Commençons par un extrait du bulletin n° 62 de la Banque de France de Février 1999.

Agrégats monétaires

La BCE s’est dotée de la panoplie d’agrégats suivante :

- un agrégat étroit M1 incluant les pièces et les billets en circulation et les dépôts
à vue ;

- un agrégat intermédiaire M2 ne comprenant que les dépôts monétaires :
M1 + dépôts remboursables avec un préavis inférieur ou égal à trois
mois + dépôts à terme d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans ;

- un agrégat large de référence M3 contenant : M2 + pensions + titres d’OPCVM
monétaires + instruments du marché monétaire + titres de créance de durée
initiale inférieure ou égale à deux ans.

Seules les positions vis-à-vis des résidents de la zone euro qui ne sont ni des IFM ni
des institutions relevant de l’administration centrale sont incluses dans M3.

Sont qualifiés de monétaires, tous les actifs entrant dans la composition de l’agrégat
large.

Les dépôts à terme comprennent les dépôts qui ne peuvent être convertis en
espèces avant un terme fixe convenu ou qui ne peuvent être convertis en espèces
avant ce terme que moyennant sanction.

Les dépôts avec un préavis inférieur ou égal à trois mois recouvrent les dépôts
d’épargne à vue qui présentent, à la différence des dépôts à vue, un caractère de
transférabilité incomplet. Il s’agit, par exemple en France, des livrets A et bleus, des
Codevi, des comptes d’épargne-logement, des livrets d’épargne populaire, des livrets
jeunes et des livrets soumis à l’impôt.

Les pensions représentent des espèces perçues en contrepartie de titres vendus à
un prix donné dans le cadre d’un engagement de rachat desdits titres (ou de titres
similaires) à un prix et à une date déterminés.

Les titres autres que des actions sont constitués de titres de créances négociables
et échangés sur des marchés secondaires. La composante française de cette
rubrique comprend notamment les obligations et les bons à moyen terme
négociables (BMTN).

Les instruments du marché monétaire correspondent à des titres émis à court terme
par des IFM (durée initiale inférieure ou égale à un an) et négociables sur des
marchés monétaires liquides. Au plan français, cette catégorie regroupe les
certificats de dépôt et les bons des institutions et sociétés financières (BISF).

Simplifions. Si la monnaie est définie comme “les moyens de paiements”, alors la monnaie est M1 : pièces et billets (espèces) en circulation et dépôts à vue (DAV) dans les banques. Démontons les poupées russes que sont ces agrégats et posons :
m1 = M1
m2 = M2 – M1
m3 = M3 - M2

Comme le disent Serleti et Molik, m2 et m3 ont un rôle de “réserve de valeur” plus ou moins rapidement transformable en m1, c’est à dire monnayable. Mais ce qui est monnayable n’est pas la monnaie, sinon où faudrait-il s’arrêter puisque presque tout est monnayable. Pour raisonner sainement il faut donc, me semble-t-il, en traitant de la monnaie, s’en tenir à la monnaie stricto sensu, celle qui existe sous diverses formes depuis la nuit des temps, c’est à dire les moyens de paiement en usage. Voilà pourquoi l’adage (?) : il n’y a de monnaie que dans M1. Par ailleurs il existe des avoirs financiers plus ou moins “liquides” ( i.e. monnayables) m2, m3, parfois m4 … car chaque pays peut avoir ses particularités. En fait, ils sont de moins en moins liquides selon leur éloignement de m1. Il ne faut pas les ignorer mais ne les appelons pas monnaie.

Certaines analyses deviennent impossibles si on ne considère que les agrégats officiels. Par exemple l’évolution de M3, qui est le tableau de bord favori de la BCE, ne permet pas de repérer les mouvements internes à cet agrégat, mouvements qui peuvent être signifiants.

Quant à M0, terme que j’ai moi-même utilisé par facilité, ce n’est pas un ensemble qui s’agrègerait aux suivants ; c’est la “monnaie de base” ou “monnaie centrale” définie comme : les pièces et billets émis par la Banque Centrale ( donc détenus par les banques ou les agents économiques non-bancaires ) et la monnaie scripturale inscrite sur les comptes des banques en Banque Centrale. M0 diffère donc de M1 essentiellement par les parties scripturales et secondairement par les pièces et billets détenus dans les banques. M1 ne résulte pas de ponctions sur M0 mais de la démultiplication entre, d’une part les comptes des banques en monnaie centrale et, d’autre part, les comptes des clients des banques en monnaie bancaire. C’est là que se situe la création monétaire par les banques. En simplifiant, je pense qu’il faudrait , pour assainir la situation, traiter la monnaie scripturale comme le sont les pièces et billets, sans aucune multiplication, autrement dit avec un taux de couverture de 100 %.


Date de création : 02/06/2008 @ 09:00
Dernière modification : 02/06/2008 @ 09:00
Catégorie : INFORMATIONS GÉNÉRALES
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